Voyage dans les Cyclades : SANTORIN par Marianne et Marc Sylvestre de Sacy

Publié le par Les amoureux de la Grèce

L’arrivée à SANTORINI (sant’Ireni = sainte Irène)) est magique : nous entrons dans l’immense caldeira créée par l’explosion du volcan. Bleu, noir, rouge, blanc, un festival de couleurs ! Nous passons tout près des laves d’un noir profond que Néa Kameni vomit en 1926.

 

09.10-2--Arrivee-a-Santorin-001.jpg

       L'arrivée sur Santorini : des falaises de près de 300 mètres 09.10-2--arrivee-a-Santorin-005-2.jpg Du bateau, vision sur la cité de Thira.

 09.10-2--Arrivee-a-Santorin-006.jpg

En montant avec le car, on voit bien les courbes de la caldeira.

 

carte-Santotin--3-.jpg 

 

L'ERUPTION MINOENNE  

  • La date exacte de l'éruption volcanique dite Eruption Minoenne fournit un point de référence pour étalonner l'entière chronologie du second millénaire avant J.-C. dans le monde Egéen: grâce à la datation au carbone 14 et à d’autres méthodes radiologiques, on estime actuellement qu’elle eut lieu entre 1650 et 1598 avant J.-C.
  • Après une série de tremblements de terre précurseurs assez puissants pour effrayer la population et l’inciter à évacuer l'île (les archéologues ne retrouvèrent aucun corps et presque aucun objet de valeur), l'éruption projeta des pierres ponces et des cendres tout autour du volcan et jusqu'à 900 km au sud et créa un panache de cendres qui monta à près de 30 km d'altitude. Le volume de ponces éjecté lors de cette explosion est estimé à 30 km3 : en accord avec l'effondrement de 300 m de la partie centrale du Santorin.
  • L'explosion et l'effondrement du volcan provoquèrent un gigantesque raz-de-marée (tsunami) qui dévasta la côte nord de la Crète distante de 70 km et qui détruisit certainement une grande partie de la flotte minoenne.  La physionomie de l'île fut profondément modifiée suite à l’effondrement d’une partie de ses falaises et les retombées de cendres volcaniques ensevelirent Akrotiri, l’antique capitale de l’île, stérilisant le sol pour de nombreuses années et provoquant la fin de la société qui s'était développée sur Santorin. Mythe et réalité se confondent: Santorin serait l'origine du mythe de l’Atlantide.
  • Cet effondrement créa une caldeira (nom donné pour désigner un immense cratère d'effondrement) et qui explique la disposition circulaire des îles de Théra et de Thérasia. Dans le bassin de la caldeira apparurent par la suite deux îlots volcaniques, Paleia Kameni (l’Ancienne Brûlée) au 2e siècle de notre ère et Nea Kameni (la Nouvelle Brûlée) au 16e siècle. Spyridon Marinatos, éminent archéologue grec qui travailla beaucoup sur l’éruption de Santorin, et de nombreux autres érudits virent dans le cataclysme survenu à Santorin, l'événement ayant inspiré Platon pour sa parabole sur la disparition de l’Atlantide. Marinatos suggéra également que l'éruption volcanique et ses conséquences furent la cause de la disparition de la civilisation minoenne en Crète, ce qui est partiellement remis en question par le fait qu’un certain nombre de sites minoens se situaient sur le Sud de la Crète, épargné par le raz de marée.
  • Des phénomènes étonnants relatés dans la Bible comme l'ouverture de la mer Rouge puis l'engloutissement de l'armée du Pharaon et certaines des plaies d'Égypte (obscurcissement du ciel, famine) seraient à mettre en relation avec cette éruption. Dans la suite, Santorin fut de nouveau habitée. Pendant plus de 1300 ans, les insulaires n'ont plus pensé au volcan qui continuait à "cracher" sous le niveau de la mer des millions de mètres-cube de lave. Il y a environ deux mille ans, un minuscule îlot volcanique surgit des fonds de mer: les insulaires l'appellent aujourd'hui Palea Kameni.
  • Juste à côté de Palea Kameni, vers 1570 après JC, un deuxième cratère très actif surgit de l'eau. Pendant plus de trois ans une lave très épaisse et très lumineuse d'un rouge vif ne cessa de couler formant ainsi une île volcanique de plus en plus étendue. De nos jours et suite à la formation et à l'apparition des nombreux cratères, l'île appelée Nea Kameni ou Volcano occupe avec l'îlot volcanique de Palea Kameni le centre de Caldeira.
  • La dernière éruption date d'un peu plus de 50 ans. En Août 1949 les habitants enregistrèrent sans trop d'inquiétude de nombreuses secousses sporadiques qui furent suivies le 10 janvier 1950 d'une coulée de lave incessante qui dura plus d'un mois.
  • Des explosions plus ou moins spectaculaires et sans aucune mesure avec celle de 1570 avant JC ont été enregistrées au XXe siècle. Des tremblements de terre provoquant quelques victimes et des dégâts matériels ont eu lieu en 1925, 1928, 1939 et 1956. Celui de 1956, justement, fut meurtrier puisque on dénombra 57 victimes et plus d'un millier de sans abris. De nombreuses maisons d'habitation à Oia, à Emborio et à Pyrgos n'ont pas résisté à ce tremblement de terre qui fut ressenti jusqu'à Athènes.
  • De nos jours le volcan de Santorin est toujours en activité. On enregistre des secousses fort heureusement de très faible magnitude et imperceptibles par les touristes et les insulaires. Les volcans de Palea et Nea Kameni sont surveillés par des sismographes et des capteurs de température installés à proximité des cratères actifs et reliés par satellite au centre de surveillance sismique et tectonique basée près d' Athènes.(Article tiré sur internet : Druine.free.fr)

Un autocar vient nous prendre pour nous hisser, par d’impressionnants lacets, tout en haut de la gigantesque falaise arrondie composant ce qui reste des bords de l’immense caldeira, puis nous emmène à l’extrémité nord-ouest où s’accroche la ville d’Oia (prononcez « Ia »).

La route nous fait passer en partie sur l’autre versant de la caldeira, beaucoup moins escarpé et où il est possible d’imaginer des champs, des cultures, des zones artisanales et même un aéroport. Le versant intérieur de la caldeira ne soutient ce qui y est construit que par miracle, semble-t-il ! Pouzzolanes rouges ou noires ne semblent là que pour mettre en valeur, entre le bleu de la mer et le bleu du ciel, les constructions blanches ou pastel au cubisme adouci et les coupoles d’un rouge profond ou d’un bleu intense.

La pouzzolane est une roche naturelle constituée par des scories (projections) volcaniques basaltique ou de composition proche. Elle possède une structure alvéolaire. La pouzzolane est généralement rouge ou noire, avec toutes les teintes intermédiaires, exceptionnellement grise.

Elle est utilisée pour le jardinage, les constructions, l'aquariophilie afin de filtrer l'eau car cette pierre est poreuse, l'assainissement et les routes. Elle est à la base de la fabrication de certains ciments.

 Oia invite à la flânerie entre ses maisons cossues de capitaines construites en pierres de lave de  couleurs variées et ses minuscules maisons troglodytes des travailleurs de la mer, pourvues cependant presque toutes – confort grec oblige ! – d’une terrasse comme un mouchoir de poche ou des transats attendent les amateurs de sieste ou d’ouzo.

Les maisons furent construites avec les moyens du bord, c’est-à-dire essentiellement des roches volcaniques et peu de bois, d’où le système des toits voutés en pierres pour remplacer les charpentes. C’est ce qui donne cet aspect moelleux aux toits arrondis des maisons.

Les escaliers sont raides, plus que çà, acrobatiques, « ripidissimi » ! Il vaut mieux ne pas avoir le vertige. Deux escaliers de plus de 200 marches permettent de descendre de Oia à la mer. « Port » serait un mot un peu ronflant pour Armeni et Armoudi, les deux accès à la mer de la cité. A noter d’ailleurs qu’il est impossible de jeter l’ancre dans la caldeira, trop profonde pour des ancres normales. On voit ainsi les grands navires jeter un filin sur le quai tandis que l’autre est accroché à un grand pieu enfoncé dans les profondeurs de la caldeira.

Naturellement à Oia comme à Fira, les boutiques sont légion, mais présentent des articles de belle qualité.

                                                 Les couleurs de la cité de Oia

 

09.10(3)-Oia 006

09.10(3)-Oia 010  09.10(3)-Oia 017

09.10(3)-Oia 011-2

 

09.10(3)-Oia 014  09.10(3)-Oia 012

 

09.10(3)-Oia 016  09.10(3)-Oia 009

09.10(3)-Oia 020

Nous achetons de délicieuses pistaches grillées et des pralines avant de regagner l’autocar qui nous conduit à l’hôtel Kallisti Thera à Thira ou Fira. Vite nous nous dépêchons de poser les valises pour gagner la promenade à la vue panoramique et admirer le coucher de soleil.

 

09.10(3)-Thira 025 Assis devant une orange pressée, à 260 m au-dessus de la mer, nous voyons l’astre apollonien sortir d’un matelas de gros nuages noirs qui s’étaient invités sans prévenir, puis rougir sous l’effort et incendier la mer et la côte : les maisons deviennent roses, les lampadaires s’allument peu à peu et la promenade tout au long de la corniche est un ravissement.

 

09.10-3--Thira-028.jpg

                                                                      Fin de journée à Thira

 Les ânes qui montent les touristes depuis le bas de la falaise le long des 587 marches sont partis se reposer. Pauvres bêtes ! Un téléphérique peut faire la même tâche même si c’est moins pittoresque.

Nous revenons à la nuit tombée en zigzaguant par les traditionnelles ruelles des villes cycladiques : que de bijoutiers et de commerces de luxe ! C’est effectivement un haut lieu du tourisme.

Le dîner a lieu dans une taverne située dans le quartier catholique particulièrement labyrinthique, puis Mi, Janine et Marie-Claude nous proposent deux extraits de pièces amusantes d’Aristophane.

Dimanche 10 octobre                  

                                                                          SANTORIN

 «Les îles de minium et de noir de fumée

 Les îles où dort la vertèbre d’un nommé Zeus

 Les îles et leurs arsenaux aux darses vides

 Les îles et leurs volcans citernes d’azur potable…. » Odysseus Elytis

10.10-1--Musee-prehistor.Thira-009.jpgDéjà le dernier jour du voyage ! A 8 h 30, nous allons visiter le musée préhistorique qui présente quelques superbes fresques trouvées à Akrotiri. Les couleurs sont encore si fraîches alors qu’elles ont quasiment 4.000 ans ! Décoratives, fleuries, elles présentent des femmes richement ornées, vêtues de robes minoennes découvrant la poitrine ; ciel étoilé, animaux, fleurs, tout n’est que luxe, calme et volupté…avant le grand remue-ménage du volcan !

 

10.10-1--Musee-prehistor.Thira-006.jpg   10.10-1--Musee-prehistor.Thira-007.jpg

  Fresques de femmes provenant du site de Akrotiri10.10-1--Musee-prehistor.Thira-010.jpg La fresque des singes

 

Le musée cache dans ses réserves, paraît-il, d’autres merveilleuses fresques, notamment des pêcheurs nus présentant des poissons. Pourquoi ne pas les montrer ? Nous en sommes quittes pour acheter un livre et rêver.

 

Ce que nous n'avons pas pu voir : fresque de pêcheur montrant ses poissons.

10.10(2)-Pêcheur aux poissons 020
10.10-2--Volcan-Nea-Kameni-001.jpg

A 10 h notre car nous débarque sur le port d’Athinios où nous embarquons à bord d’un beau caïque « Agios Nikolaos II». Tout en bois, ce bateau pourrait sans doute voguer à la voile, mais c’est grâce au moteur que nous cinglons vers un autre mouillage pour embarquer d’autres touristes et puis ensuite vers Néa Kameni, volcan encore en petite activité.

 10.10-2--Volcan-Nea-Kameni-006.jpg

                                                                         Journée  toute ensoleillée !

Nous grimpons le long de ses pentes noires, amas de lave « aa », qui, très visqueuses, ont dû couler lentement, formant des concrétions chaotiques aux arêtes aigues, râpeuses, douloureuses à la marche (d’où le qualificatif polynésien de ah-ah !). De temps en temps, quelques grosses bombes en croûtes de pain rappellent que ce gentil volcan assoupi a craché avec vigueur.

10.10-2--Volcan-Nea-Kameni-012.jpg  10.10-2--Volcan-Nea-Kameni-009.jpg

Plusieurs cratères éteints font la ronde au sommet ; chacun a son nom et sa date de naissance. Il est toujours émouvant de se dire que notre bonne vieille terre enfante toujours des nouveau-nés de cette taille ! L’un d’eux présente quelques solfatares sur le bord : odeur nauséabonde et jaune or, pas de doute, c’est du soufre !

10.10-2--Volcan-Nea-Kameni-010.jpg

10.10-2--Volcan-Nea-Kameni-011.jpg

Une heure et demie pour faire le tour de ce berceau de volcans, c’est bien court. Allons, il faut presque courir en descendant ; le bateau nous appelle.

 

Nous repartons pour Palea Kameni et plus précisément pour la baie de Zesta Nera où jaillissent des sources chaudes (33°), vert-jaunâtre, sulfureuses et pétillantes. Mais pour y goûter, courage ! Il faut se mettre à l’eau du haut du bateau par une échelle et nager presque 200 m avant d’arriver à poser le pied sur les fonds bouillonnants. A peine arrivée, ouf, il me faut faire demi-tour car je ne nage pas très vite. Les sensations sont quand même très agréables : d’abord la mer elle-même encore étonnamment tiède en cette arrière-saison, puis la température qui croît doucement en approchant des eaux volcaniques !

10.10(2)-Volcan Nea Kameni 014

Le caïque nous ramène à terre et le bus nous emmène déjeuner à Megalochori, très beau village si calme en cette saison. De là nous passons par Emporio sur l’autre versant de la Caldeira. Sartre s’est paraît-il inspiré de ce village pour y camper son œuvre « Les mouches ». Cette renommée ne plaît pas outre mesure aux habitants, on les comprend !

Nous finissons sur la côte sud est à Périssa où la plage est de sable noir, décomposition des laves volcaniques. A côté de la plage, quelques ruines témoignent de la présence d’un ancien monastère.

Nous remontons ensuite vers le point culminant de l’île situé à 566 m d’altitude et où se dresse –en plus de gigantesques relais de télévision, hélas – le monastère de Saint Elie aux murs austères, véritable forteresse, mais que nous ne visitons pas. La vue est immense et impressionnante, mais les nuages reviennent, bien menaçants.

10.10-3--Santorin001.jpg 

10.10-3----Santorin-014-2.jpg  

Ces couronnes de sarments de vignes secs et tressés sont très décoratives et enjolivent d’ailleurs certaines façades.

Notre dernière visite sera Pyrgos, typique village cycladique, aux maisons blanches et aux rues escarpées. Quelques jolies églises s’étagent sur les flancs de l’amphithéâtre où s’accroche le village. La région est renommée pour ses vins et les vignobles sont curieux à voir : on dirait une succession de gros nids feuillus car voici comment l’on protège les ceps du vent et de la sécheresse :

«Je revins à Santorin au début de septembre, au moment des vendanges. Sous le soleil encore très  dur, hommes, femmes et enfants travaillaient, courbés jusqu’au sol. Là-bas les ceps s’enroulent en anneau, tout comme l’île qui les nourrit. Pour résister à la violence du vent, m’a-t-on assuré. Les plus vieux ceps arrivent, en poussant de la sorte, à former d’énormes paniers. Mais cette structure, très  apparente en hiver, disparaît quand les sarments de l’année grandissent et s’étalent sur le sol. Souvent, je me suis arrêté au bord du chemin, montrant d’un geste mon appareil, quêtant l’accord  d’un sourire avant d’emporter quelques images. J’ai toujours été accueilli avec chaleur. Un jour,  voyant que je transportais une grande sacoche, on vint vers moi avec d’énormes grappes que je ne  pus refuser. Je les rangeai le mieux possible entre mes objectifs. Mais je dus m’arrêter à quelque  distance, hors de la vue des vendangeurs, pour retirer le raisin et essuyer les lentilles tachées de jus  sucré et de poussière. Car ils crissent sous la dent, les raisins de Santorin, tout frais cueillis. Le vent  les poudre d’une fine poussière arrachée au sol pulvérulent, couche de pierre ponce qui peut  atteindre une trentaine de mètres d’épaisseur, manteau blanchâtre, vestige d’un cataclysme si  prodigieux que dans cette île l’histoire de l’homme ne peut se comprendre que si l’on s’intéresse  d’abord à celle du volcan. »  

Santorin et les ombres de l’Atlantide de Joël Cuénot.

Nous nous groupons pour une photo de groupe, la dernière sans doute. Faut-il vraiment se séparer et rentrer ?10.10-3--Santorin-005.jpg                                               Manque sur la photo, Gérard

En redescendant à l’autocar, nous faisons l’achat d’une bonne bouteille d’ouzo.

Retour à l’hôtel et dîner au même restaurant que la veille.

 Lundi 11 octobre

A 6 h 55, décollage de Santorin. Arrivée à Athènes et redécollage à 10 h 40. Arrivée à Roissy à 13 h.

Entretemps, nous sommes passés à l’heure d’hiver. Il nous faut attendre jusqu’à 19 h 17 pour prendre le TGV vers Brive. Un peu long ! Heureusement une petite alerte au colis suspect met un peu d’animation !

Arrivée à Brive à 0 H 10.  

 

Epilogue :

Qu’est-ce qu’une île ? Isle, que la mer isole…

«C’est là que se perçoit le mieux combien la mer rapproche et comment elle divise. (…)

 On prête aux îles des états d’âme ou des caractères humains : elles aussi sont solitaires, paisibles,  fortunées, parfois heureuses ou bénies. (…)

 Les îles deviennent des lieux de recueillement ou d’apaisement, de repentir ou d’expiation, d’exil ou  de réclusion : de là tant de monastères, de prisons et d’asiles, qui poussent parfois à l’extrême la  condition et le destin insulaires. A l’image de l’Atlantide, les plus heureuses ont sombré dans la mer, entraînant avec elles leurs ports et leurs villes. L’attente d’un événement à venir est un trait  commun à la plupart des îles et, jusqu’à la plus petite, elles guettent, ne serait-ce que l’arrivée au port d’un bateau : une manière de spectacle, un semblant d’aventure. Les insulaires ont plus que  d’autres, le loisir de se consacrer à l’attente : elle est l’attribut de leur temps. »

Bréviaire méditerranéen -   Pedrag Matvejevitch.

Publié dans VOYAGES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Les amoureux de la Grèce 01/05/2011 11:45


Je ne me lasse pas de relire les différentes étapes de notre voyage, si bien racontées. J.


Christine 28/03/2011 21:47


Bonjour de Bretagne !
Merci pour ces récits vivants et très documentés !
Nous avions l'intention d'aller à Santorin ce Printemps, mais finalement, ce sera le Péloponnèse !
Amitiés !