Echappées Macédoniennes : Thessalonique par Marie-Claude Jardel

Publié le par Les amoureux de la Grèce

                                        

                         Journal du voyage de l’association

                          Franco-hellénique de la Corrèze

 

                                     Mercredi 7 octobre 2009

 

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                            THESSALONIQUE

 

 

 

 

Saint DIMITRI, patron de la cité de THESSALONIQUE ; général romain, devenu chrétien, il fut martyrisé durant les persécutions de DIOCLETIEN et GALLERIUS de 303 apr.J.-C.

 
 

 

 

D’après STRABON, l’épouse d’ALEXANDRE le GRAND donna son nom à la cité que créa Cassandre (général et proche d’Alexandre) en 316 av.J.-C. en réunissant 26 villages du nord-est du golfe Thermaïque à l’emplacement de ce qui fut l’antique cité de Therma.

Une autre source, nous informe que le nom de Thessalonique provient de la contraction des mots Θεσσαλών (Thessaliens) et νίκη (victoire), en commémoration de la victoire des Macédoniens sur les habitants de Phocide aidés des Thessaliens .

De la cité antique on a retrouvé que les fondations d’un temple ionien (500 av.J.-C.)appartenant peut-être à l’ancienne Therma, un serapeum (temple dédié à SERAPIS) ainsi que les vestiges d’un stade d’époque hellénistique.

Sous l’empire romain THESSALONIQUE devint capitale de la province de Macédoine  grâce à sa position stratégique au débouché de la péninsule balkanique et sur la via Egnatia. Par son port elle fut en relation directe avec Le Pirée, Gênes et Constantinople.

C’est de cette époque que datent les monuments qui nous sont parvenus : palais, Arc dit de  GALERE (du nom de l’empereur qui choisit d’en faire sa résidence)...

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...  des fortifications  ainsi que de nombreux établissements publics.

Au Moyen Age la cité fut successivement occupée par les Slaves, les Sarrasins, les croisés (elle fut donnée au marquis de Montferrat), vendue à Venise et tomba enfin en 1430 au pouvoir des Ottomans.

Renaissant chaque fois de ses vicissitudes, elle fut préservée d’un déclin inéluctable grâce à sa situation géographique qui en fit sous les Turcs le grand port des Balkans (Mustafa Kemal Ataturk y naquit d’ailleurs en 1881). Lorsque Athènes n’était plus qu’un petit village, Salonique faisait encore figure de capitale.

Suite à leur expulsion d’Espagne de nombreux juifs séfarades s’installèrent à Thessalonique formant l’une des plus importantes communauté juive d’orient (elle fut d’ailleurs surnommée la « Jérusalem des Balkans ») .

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Notre première visite matinale sera pour L' Heptapyrgion (littéralement en grec « le fort à sept tours » bien que celui-ci en possède 10), forteresse byzantine et ottomane située à l'extrémité nord-est de l'acropole de Thessalonique

Si l’enceinte urbaine de Thessalonique remonte à la fondation de cette ville fortifiée par Cassandre en 316, les remparts de l'acropole, pour l'essentiel encore visibles aujourd'hui, datent de la fin du 4e siècle, sous le règne de l'empereur Théodose 1er.  

 

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Au cours des années 1890, la forteresse fut réaménagée en prison ce qui eut pour résultat de faire disparaître toutes les installations antérieures à l'intérieur du fort, dont il ne subsiste rien. En revanche, les fortifications elles-mêmes ne furent que peu modifiées. Elle accueille tous les condamnés, hommes et femmes, quelle que soit leur condamnation. Les chansons rebétika font souvent référence à cette prison.

 

 

 

A SUIVRE...

 

 

                             

 

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